Dernier concert, de cette saison, hier soir à Pleyel. Au programme, l'Orchestre Colonne jouant du Dominique LEMAÎTRE, Beethoven, et Berlioz.
Dominique LEMAÎTRE est un compositeur contemporain. On donnait hier, de lui, une pièce écrite en 2004, Le Quark et le Papillon. Elle fait référence aux quarks, les plus petites particules que l'on connaissent en physique et à l'effet papillon, qui veut qu'une perturbation insignifiante ici puisse déclencher un cyclone là. On est donc dans une réflexion sur l'infiniment petit. Bon... ça s'écoute mais on n'a pas franchement été transporté. Cette audition devrait donc rester sans conséquence, infirmant donc par là, ladite théorie du Chaos.
A suivi ensuite le cinquième concerto pour piano de Beethoven, dit L'Empereur. De forme classique, ses trois mouvements sont célèbres, pour avoir été repris dans des films ou à la télévision. Le deuxième mouvement figurerait dans Le Cercle des Poètes Disparus, qui est un des mes chefs d'œuvre cinématographique, mais je n'en ai aucun souvenir. Voici le troisième mouvement :
C'est un des plus beaux concertos de Beethoven, et il était joué par une des plus grandes pianistes française : Brigitte ENGERER. Mais je dois dire n'avoir pas non plus été époustouflé. La prestation d'ENGERER était surement très bonne, mais je n'ai jamais été grand fan de Beethoven. Le plus interessant était surement le rappel : on a eu droit à une petite pièce de Chopin (c'est tout de même son année !), et à une transcription du Rossignol du compositeur russe Alexandre Aliabiev.
J'ai été étonné de voir cette grande dame, à la carrière internationale, utiliser une partition ! Alors là, je dois dire... Combien de fois dans sa vie a-t-elle joué ce concerto ? Combien d'heure a-t-elle passé à le répéter ?
La seconde partie était réservée à la Symphonique fantastique de Berlioz, et c'était ça que je voulais présenter au Gone. C'était, pour lui, une découverte puisque je n'avais pas pris le temps de lui mettre dans l'oreille. C'est une œuvre tout à fait originale. En voici, l'enregistrement de Karajan :
Elle comporte cinq parties, auxquelles le compositeur a donné un titre :
I: Rêveries. Passions
II: Un Bal
III: Scène aux champs
IV: Marche au supplice
V: Songe d’une Nuit du Sabbat
Composée en 1830, elle est sous-titrée Épisode de la vie d'un artiste. Il faut dire qu'elle a une histoire bien particulière.
Alors qu'il ne parle pas un mot d'anglais, Berlioz assiste en 1827, à une représentation d'Hamlet de Shakespeare, dans laquelle jouait Harriet Smithson, jeune actrice irlandaise, qui ne parle pas un mot de français. Il tombe amoureux fou d'elle, va partout où elle passe, lui écrit, malgré la barrière de la langue, des lettres enflammées, et finit d'ailleurs par l'épouser en 1833.
Entre temps, il aura écrit donc cette Symphonie Fantastique, décrivant la passion d'un jeune artiste éperdument amoureux d'une femme frivole et insensible. Cette œuvre était tellement novatrice que Berlioz s'était cru obliger de noter sur la partition à l'attention du chef d'orchestre : "Ce n'est pas une erreur de copie, ça doit réellement être joué de cette façon. S'il vous plait ne corrigez rien."
C'est une pièce formidable, qui mérite absolument d'être découverte. Elle dure cependant près d'une heure, selon l'interprétation. Après une journée de travail, et une première partie, je comprends bien qu'il faudra y revenir pour l'apprécier à sa juste valeur.
Dominique LEMAÎTRE est un compositeur contemporain. On donnait hier, de lui, une pièce écrite en 2004, Le Quark et le Papillon. Elle fait référence aux quarks, les plus petites particules que l'on connaissent en physique et à l'effet papillon, qui veut qu'une perturbation insignifiante ici puisse déclencher un cyclone là. On est donc dans une réflexion sur l'infiniment petit. Bon... ça s'écoute mais on n'a pas franchement été transporté. Cette audition devrait donc rester sans conséquence, infirmant donc par là, ladite théorie du Chaos.
A suivi ensuite le cinquième concerto pour piano de Beethoven, dit L'Empereur. De forme classique, ses trois mouvements sont célèbres, pour avoir été repris dans des films ou à la télévision. Le deuxième mouvement figurerait dans Le Cercle des Poètes Disparus, qui est un des mes chefs d'œuvre cinématographique, mais je n'en ai aucun souvenir. Voici le troisième mouvement :
C'est un des plus beaux concertos de Beethoven, et il était joué par une des plus grandes pianistes française : Brigitte ENGERER. Mais je dois dire n'avoir pas non plus été époustouflé. La prestation d'ENGERER était surement très bonne, mais je n'ai jamais été grand fan de Beethoven. Le plus interessant était surement le rappel : on a eu droit à une petite pièce de Chopin (c'est tout de même son année !), et à une transcription du Rossignol du compositeur russe Alexandre Aliabiev.J'ai été étonné de voir cette grande dame, à la carrière internationale, utiliser une partition ! Alors là, je dois dire... Combien de fois dans sa vie a-t-elle joué ce concerto ? Combien d'heure a-t-elle passé à le répéter ?
La seconde partie était réservée à la Symphonique fantastique de Berlioz, et c'était ça que je voulais présenter au Gone. C'était, pour lui, une découverte puisque je n'avais pas pris le temps de lui mettre dans l'oreille. C'est une œuvre tout à fait originale. En voici, l'enregistrement de Karajan :
Elle comporte cinq parties, auxquelles le compositeur a donné un titre :
I: Rêveries. Passions
II: Un Bal
III: Scène aux champs
IV: Marche au supplice
V: Songe d’une Nuit du Sabbat
Composée en 1830, elle est sous-titrée Épisode de la vie d'un artiste. Il faut dire qu'elle a une histoire bien particulière.
Alors qu'il ne parle pas un mot d'anglais, Berlioz assiste en 1827, à une représentation d'Hamlet de Shakespeare, dans laquelle jouait Harriet Smithson, jeune actrice irlandaise, qui ne parle pas un mot de français. Il tombe amoureux fou d'elle, va partout où elle passe, lui écrit, malgré la barrière de la langue, des lettres enflammées, et finit d'ailleurs par l'épouser en 1833.
Entre temps, il aura écrit donc cette Symphonie Fantastique, décrivant la passion d'un jeune artiste éperdument amoureux d'une femme frivole et insensible. Cette œuvre était tellement novatrice que Berlioz s'était cru obliger de noter sur la partition à l'attention du chef d'orchestre : "Ce n'est pas une erreur de copie, ça doit réellement être joué de cette façon. S'il vous plait ne corrigez rien."
C'est une pièce formidable, qui mérite absolument d'être découverte. Elle dure cependant près d'une heure, selon l'interprétation. Après une journée de travail, et une première partie, je comprends bien qu'il faudra y revenir pour l'apprécier à sa juste valeur.
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